Principe 1 : Le consentement est enthousiaste, pas résigné
Un « oui » hésitant, sous pression ou pour faire plaisir n'est pas un consentement valide. Le consentement enthousiaste ressemble à « oui, je veux vraiment ça » — pas à « je suppose que c'est ok ». La différence semble subtile ; elle ne l'est pas. Si vous n'êtes pas sûr du niveau d'enthousiasme de votre partenaire, demandez. La réponse à « tu as envie de ça ? » ne devrait jamais laisser de doute.
Principe 2 : Le consentement est spécifique
Consentir à une activité ne signifie pas consentir à toutes les activités. Consentir à un baiser n'est pas consentir à aller plus loin. Consentir à une pratique BDSM ne signifie pas consentir à une pratique différente. Chaque acte nouveau mérite sa propre vérification — pas un blanc-seing donné une fois pour toutes.
Principe 3 : Le consentement est informé
Un partenaire ne peut pas consentir à quelque chose qu'il ne comprend pas ou dont on lui a caché des aspects importants. Cela inclut : l'état de santé sexuelle, les pratiques prévues, les risques potentiels d'une activité. Partager les informations pertinentes n'est pas une obligation légale — c'est une condition éthique du consentement.
Principe 4 : Le consentement est continu
Un accord donné au début d'une rencontre ne couvre pas toute la durée de la rencontre. Le consentement peut être retiré à n'importe quel moment, pour n'importe quelle raison. Vérifier régulièrement que votre partenaire est toujours à l'aise n'est pas intrusif — c'est le soin que mérite toute personne qui vous accorde sa confiance.
Principe 5 : Le consentement est libre
Le consentement donné sous pression, manipulation, insistance répétée ou dans une relation de pouvoir déséquilibrée n'est pas libre. Cela inclut les situations où refuser aurait des conséquences néfastes — perdre la relation, déclencher une colère. La liberté de dire non sans conséquences négatives est la condition sine qua non du oui.
Principe 6 : Le consentement ne peut pas être donné sous certaines conditions
Alcool ou substances altérant le jugement, état de crise émotionnelle, pression sociale intense, asymétrie de pouvoir prononcée (patron/employé, thérapeute/patient) — dans ces contextes, le consentement ne peut pas être obtenu de manière éthique. La règle pratique : si une personne ne peut pas conduire, elle ne peut pas consentir à de nouvelles activités sexuelles.
Principe 7 : Le retrait du consentement est toujours valide
Changer d'avis n'est pas une trahison. Dire « j'ai besoin d'arrêter » au milieu d'une scène est toujours légitime. Retirer son consentement ne demande aucune justification. La personne qui retire son consentement ne vous doit rien — ni explication ni compensation. Votre réponse à un safe word ou à un retrait de consentement dit tout de qui vous êtes.
Pratiquer un consentement explicite n'est pas contraignant — c'est libérateur. Savoir que votre partenaire est là parce qu'il veut vraiment être là, et que vous l'êtes aussi, crée une confiance qui rend tout le reste possible. Sur ClubNoctra, le Consent Passport est notre outil pour poser ces bases avant même la première rencontre.